De la même façon qu'il existe des boutiques-hôtels personnalisant leur style à rebours de la standardisation des grandes chaînes hôtelières se développent désormais des « boutiques festivals » cherchant à se singulariser des grands rassemblements musicaux.
Inspiré par des événements précurseurs comme les All Tomorrow's Parties, le Bestival ou The End of the Road, qui, au Royaume-Uni, se sont démarqués du gigantisme formaté de rendez-vous rock estivaux tels Reading ou Glastonbury, le festival parisien We Love Green tente ce pari en misant sur le mariage de l'éthique écologique et du raffinement pop.
Imaginé en 2011 par l'agence We Love Art, dirigée par Marie Sabot, produit en association avec la maison de disques Because et le producteur de spectacles Corida – rejoints depuis un an par la multinationale Sony Music –, l'événement, d'abord organisé en septembre, avait eu du mal à trouver son public. Reprogrammé les 31 mai et 1er juin, il a finalement fait le plein (plus de 23 000 spectateurs) au parc de Bagatelle, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Un succès qui, le premier jour, a aussi connu son bug. Une panne de lecture des codes-barres d'une partie des billets numériques, provoquant d'immenses files d'attente.
LOIN DU MILITANTISME BRUT
Dans cet écrin de verdure qui servit jadis de cadre aux intrigues libertines de la maréchale d'Estrée, les préoccupations environnementales (tri systématique, éner...